Explication du pseudo

Voici une explication du pseudo de ce blog : Funeral-In Carpathia est une des chansons de mon album préféré du groupe anglais Cradle Of Filth « Dusk...And Her Embrace » sorti en 1996. Cet album est pour moi magnifique, romantique, tout en restant assez violent et restant dans le registre désormais perdu par le groupe de « groupe de Black Metal ».
Si vous voulez écouter la chanson, mettez en route la vidéo, sinon voici les paroles :

Funeral In Carpathia

Candelabra snuffed prey - silhouette wedded
Nightfall take my hand
Seduce me with silky timbred limbs
Grant me thy dark command
Over the peaks framing tapestries
Of thick forest, dusk has filled
With Lucifugous kisses enwreathed in mist
Creeping like violations from the shadows
to kill

Lucretia
is my love in vein
When thy tears bleed sweeter
Thank the midsummer rain?
Bewinged, infested belfries
Toll o'er the sobbing throng
A writhe of lethargic, terrored nudes
Whipped and welted neath the barbed windsong....

(in saddean paradise
Ancestral legacies linger on....)

I am He
The crowned and conquering darkness
Satan robed in ecumenical filth
[Funeral In Carpathia Lyrics on http://www.lyricsmania.com]
Livid Bacchus sustained by bridal echelons of sylph

This wintry eve when the snow glistens deep
And sharpened turrets wed the jewelless skies
I shrug off the shroud of preternatural sleep
Enbroided by these words Malaresia scribed....

"Beauty slept and angels wept
For Her immortal soul
In this response, all evil chose
To claim her for their very own"

Carpathia
The pleasured dead speak of her
In necromantic tongue
When ambered daylights are done

Masterbating in their graves
On her zenith to come....

This catafalque night when awed stars report
Their absence from the heavenly brow
Crippled seraph shalt cower in illustrious courts
Whilsts the cloaked maelstrom resounds throughout

"How the storm it fulfills
My heart though unhealed
Celestial knifes ebonied
And wild woods thrill
Yet far fiercer still
Her lustre eviscerates me"

Carpathia
Priapic lovers twist in concert with Her
Covenants are struck, jagged lightning fellates
The path towards the castle weary innocence takes

I rule as Master here
Where feral hordes impart my temper
Love sank wounded when I, betrayed
saw death etch cruelly, upon my lineage

"Usher the spite seething Draconist
And commit this world to thy ancient
sovereignty"

Erunescent veil descend
Psalmed sunset thus portends
And laid to rest, I now am blessed
With this darkness.... Forever more

Supreme Vampiric Evil

# Posté le lundi 30 juillet 2007 11:18

Les Carpathes

Les Carpathes
Une photo d'une forêt des Carpathes.
C'est une région qui est fascinante je trouve, mystérieuse avec sa brume et avec une ambiance très spéciale.

Tant de personnages fascinants ont vécu dans les Carpathes, comme Vlad Tepes ou Erzsébet Bàthory.

Je trouve la photo magnifique.

# Posté le lundi 30 juillet 2007 11:27

Cradle Of Filth

Cradle Of Filth
Voici une courte biographie de Cradle Of Filth (mon groupe préféré avec Dimmu Borgir).


Biographie

Cradle of Filth est un groupe de heavy metal symphonique Britannique formé en 1991 par Daniel Lloyd Davey, alias Dani Filth. Leur genre a évolué au cours de leur carrière, débutant avec du black metal et se dirigeant progressivement vers un style plus gothique et symphonique.


Dans ses débuts, le groupe change fréquemment de membres et enregistre quatre démos. Cradle of Filth signe avec Cacophonous Records en 1994 et lance The Principle of Evil Made Flesh. Après d'autres changements de line-up, Cradle of Filth lance Dusk and Her Embrace sous le label Music For Nations, album qui a obtenu un certain succès auprès des critiques et augmenté la popularité du groupe à travers l'Europe. Alors que la popularité du groupe grandit, en partie grâce à ses concerts qui deviennent de plus en plus théâtraux, Cruelty and the Beast obtient d'excellentes critiques et se vend à plus de 200 000 exemplaires et d'autres changements de membres s'ensuivent.


Les 2 et 3 avril 2005, le groupe britannique remplit l'Elysée-Montmartre à Paris. Les cameramen pouvant être aperçus sur la scène annoncent la sortie d'un DVD live. Ce dernier s'appelle Peace through superior firepower, contient le concert à Paris, 6 clips et un documentaire sur la vie du groupe (sorti le 21 novembre).

Leur nouvel album, Thornography est sorti le 16 octobre 2006. Cet album marque à nouveau un changement de style musical du groupe. En effet les riffs de guitare ressemblent de plus en plus à des riffs de metal qu'à du blackmetal. Aussi l'utilisation d'orchestre symphonique est moins présente qu'auparavant et aussi les choeurs féminins sont presque inexistants. A noter la présence de l'excellente reprise Temptation changeant complètement le style de Cradle Of Filth.

Beaucoup de polémiques tournent autour du groupe, et parmi elles la qualification de leur style musical. Ils sont plus classés dans le genre horror metal symphonique et rejetés par les puristes du black metal. En effet, le black metal est un mouvement musical underground. Le succès commercial de Cradle Of Filth les place totalement à part de ce mouvement "réservé aux initiés" dans la mesure où il a contribué à prostituer et populariser l'image du Black Metal alors qu'à ses origines il apparut comme un courant visant à se démarquer de la scène et de l'idéologie death metal de l'époque, vide et commerciale disait-on. Mais bien entendu, c'est toujours la querelle des groupes dits "commerciaux" ou "non commerciaux".

On peut dire qu'ils ont, à la manière des groupes de hard rock comme ACDC ou Iron Maiden, extrait des sons qu'ils ont faits leurs. Par exemple, la voix de Dani Filth extrêmement modifiée (extrêmement aiguë ou basse), l'ajout de nappes de synthés inquiétantes, des guitares très distordues et malgré tout ça de la douceur avec des voix féminines.


Discographie

Invoking the Unclean (demo) 1992
Orgiastic Pleasures (demo) 1992
The Black Goddess Rise (demo) 1992
Total Fucking Darkness (demo) 1993
The Principle of Evil Made Flesh 1994
V Empire (or Dark Faerytales in Phallustein) 1996
Dusk... and Her Embrace 1996
Sodomizing the Virgin Vamps1997
Cruelty and the Beast 1998
From the Cradle to Enslave 1999
Midian 2000
Bitter Suites to Succubi 2001
Lovecraft & Witch Hearts 2002
Live Bait For the Dead 2002
Damnation and a Day 2003
Nymphetamine 2004
Thornography 2006
Eleven Burial Masses 2007

source











Que soient clair mes sentiments par rapport à ce groupe. Je respecte énormément leurs premières oeuvres (à savoir The Principle Of Evil Made Flesh, V Empire Or Dark Faerytales In Phallustein, Dusk...And Her Embrace et à la limite Cruelty And The Beast ou Midian). Mais je n'aime en aucun cas leur nouveau look et leur nouvelle musique (Thornography, Damnation And A Day...) où ils ont l'air de clowns et où les guitares et la voix de Dani ne font plus du tout black métal. D'ailleurs la notion de black metal qui définissait Cradle Of Filth a selon moi été définitivement perdue après la sortie de From The Cradle To Enslave, Cruelty passant encore.


Qu'en pensez vous??

# Posté le mercredi 01 août 2007 11:53

Modifié le samedi 17 novembre 2007 05:57

Chateau du Marquis de Sade

Chateau du Marquis de Sade
Voici une photo prise hier par moi.
Dans ce chateau a habité le Marquis de Sade :D

Pour ceux qui ne le connaissent pas:

Donatien Alphonse François de Sade (2 juin 1740 à Paris – 2 décembre 1814 à Charenton-Saint-Maurice) est un écrivain français, philosophe, libertin, hédoniste et athée, plus connu sous le nom de marquis de Sade. Il doit sa renommée à ses œuvres contenant des passages pornographiques violents associés à des justifications philosophiques, ainsi qu'à sa vie libertine. Les deux l'ont conduit en prison durant près de 30 ans de sa vie. C'est à partir de son nom que le psychiatre Richard von Krafft-Ebing a forgé le mot sadisme pour décrire l' « excitation sexuelle » d'éprouver du plaisir à infliger de la douleur (algolagnie).


Voilà mais j'ai fait cet article surtout parce que j'aime bien l'architecture du chateau bien sur :)

# Posté le vendredi 03 août 2007 08:56

Ersczébeth (ou Elisabeth) Bàthory

Ersczébeth (ou Elisabeth) Bàthory
Voici venu le temps que je parle d'une femme qui me fascine: Ersczébeth Bàthory.

Voici un résumé de sa vie:


La comtesse Elizabeth Báthory (Erzsébet Báthory en hongrois) dite la comtesse sanglante (1560 – 1614), est une aristocrate hongroise connue pour avoir fait torturer à mort par plaisir sadique 650 jeunes femmes (le chiffre varie selon les sources). Elle les aurait mordues et aurait fait verser leurs sangs dans sa baignoire comme un élixir de jouvence. Cette dernière version ne fut pas soutenue par les actes contemporains de son procès en 1611.


Fille de György Báthory d'Ecsed et d'Anna Báthory de Somlyo, Elisabeth Báthory est née en 1560, d'une famille de sang royal comptant dans ses proches parents un cousin-germain prince de Transylvanie, Sigismond Bathory, un oncle qui devint roi de Pologne, des gouverneurs de province, de hauts magistrats, des évêques et un cardinal. Cette famille remontait très loin dans le temps et comptait un certain nombre d'aventuriers hongrois descendant probablement des Huns et qui s'étaient imposés par le sang et la violence, comme il était de règle à ces époques troublées où la Hongrie allait passer d'un paganisme pur et dur à un catholicisme très inféodé à Rome.

C'est dans cette atmosphère très particulière, encombrée de sortilèges et de traditions ancestrales venus d'ailleurs, que se déroula l'enfance d'Elisabeth Báthory, et cela explique certainement beaucoup de choses concernant le comportement et le mode de pensée de cette comtesse qu'il faut bien se résoudre à qualifier de « sanglante ».

Une lourde hérédité

On ne peut faire abstraction de la lourde hérédité d'Elisabeth Báthory : sa lignée ne comportait pas que des petits saints et un certain nombre de ses ancêtres avaient été des brutes sanguinaires : un de ses frères était un dépravé pour lequel tout était bon, la plus tendre fillette comme la plus ratatinée des femmes âgées ; une de ses tantes, grande dame de la cour de Hongrie, défrayait la chronique scandaleuse : on disait, « tribade » à l'époque, qu'elle était tenue pour responsable d'avoir déshonoré des douzaines de petites filles. Et puis, la propre nourrice d'Elisabeth, Ilona, qui deviendra son âme damnée, personnage trouble et inquiétant, pratiquant la magie noire et les sortilèges les plus pervers, eut une influence déterminante sur l'évolution de son esprit.

Les descriptions qu'on possède d'Elisabeth Báthory, ainsi qu'un portrait qu'on en a conservé, nous la montrent d'une grande beauté : « Les démons étaient déjà en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur ; son visage était pâle de leur antique poison. Sa bouche était sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, obstiné, sans défaillance. Et le menton, appuyé sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l'insanité ou du vice particulier. Elle ressemblait à quelques Valois dessiné par Clouet, Henri Ill peut-être. Bref, elle dissimulait quelque chose de mélancolique, de secret et de cruel... »

Jeunesse

On ne sait pas grand-chose sur la jeunesse et l'adolescence d'Elisabeth, sinon qu'elle se réfugiait souvent dans une solitude farouche. Dès son jeune âge, elle fut confiée à sa future belle-mère qui devait en faire une châtelaine soumise et pieuse, selon la plus pure tradition hongroise. Celle-ci l'assénait de prières et de saintes lectures. Par ailleurs, depuis son plus jeune âge, elle souffrait de maux de tête parfois intolérables qui la faisaient se rouler par terre. Était-ce de l'épilepsie ? Il semble plutôt qu'Elisabeth était en proie à des crises d'hystérie qu'il était tentant (à l'époque) d'assimiler à des crises de possession démoniaque.

Une mystérieuse maternité

On prête à Elisabeth Báthory plusieurs aventures masculines avant son mariage et après son veuvage. Toute jeune, immédiatement après sa puberté, elle aurait eu une petite fille d'un paysan. Elle avait quatorze ans et elle était déjà fiancée à Férencz Nàdasdy, un comte appartenant à la meilleure noblesse hongroise, redoutable guerrier qui devint illustre et mérita, par la suite, le titre de « Héros noir de la Hongrie ». Il semble alors que, se trouvant enceinte, elle demanda à Orsolya Nàdasdy, mère de son fiancé, laquelle était chargée de sa « protection », la permission d'aller dire adieu à sa propre mère, Anna Báthory, accompagnée d'une seule femme en qui elle avait toute confiance.

Craignant le scandale et la rupture du mariage de sa fille, Anna Bathory aurait amené secrètement Elizabeth dans un de ses châteaux les plus éloignés, du côté de la Transylvanie, laissant courir le bruit que sa fille, atteinte d'une maladie contagieuse, avait besoin de repos et d'isolement absolus. Elle l'aurait alors soignée, aidée d'une femme venue du château familial de Csejthe et d'une accoucheuse qui avait fait le serment de ne rien révéler. Une petite fille serait née, à laquelle on aurait donné également le prénom d'« Elizabeth » et qui aurait été confiée à la femme de Csejthe, qui avait accompagné sa fille.

Mariage

Les noces d'Elisabeth Báthory et de Ferencz Nàdasdy eurent lieu le 8 mai 1575. Elizabeth avait quinze ans, et son mari en avait vingt et un. L'empereur Maximilien de Habsbourg assista lui-même au mariage. Le roi Matthias de Hongrie et l'archiduc d'Autriche envoyèrent de somptueux cadeaux aux nouveaux époux qui s'en allèrent passer leur lune de miel dans le château de Csejthe, dans le district de Nyitra, région montagneuse du nord-ouest de la Hongrie, encore célèbre aujourd'hui par la qualité de ses vignobles, mais aussi pour ses châteaux forts en ruines, ses histoires de fantômes et ses traditions vivaces de vampires et de loups-garous.

Le séjour de Férencz Nàdasdy fut de courte durée, ses devoirs de combattant l'appelant à la guerre à travers toute la Hongrie et les pays avoisinants. Il laissa donc Elisabeth régner sur le château de Csejthe et sur les vastes domaines qui l'entouraient. Il est probable que la sensualité d'Elizabeth Báthory, fortement éveillée par son mari (qui lui fit d'ailleurs trois enfants : Osolya, Katherine et Pal, qui fut l'héritier tant attendu après des années de mariage), se sentit alors quelque peu frustrée. On lui prêta plusieurs intrigues amoureuses, mais sans lendemain, dont une avec un de ses cousins, le comte Gyorgy Thurzo, futur premier ministre de Hongrie et qui fut d'ailleurs, par la suite, son juge le plus sévère.

Le visiteur noir

Le seul tort du mari était d'être trop souvent absent. Un jour de 1586 ou 1587, alors que Férencz Nàdasdy était en plein combat contre les Serbes, on raconte qu'arriva au château de Csejthe, un grand jeune homme au teint cadavérique, nommé Cadevrius Lecorpus. Il était habillé de noir, avait de profonds yeux noirs et de longs cheveux noirs tombant jusqu'aux épaules. Son allure ne laissa pas les servantes de la comtesse perplexes sur l'identité de l'inconnu. D'ailleurs, lorsque celles-ci racontèrent au village de Csejthe que sans doute, Erzébeth avait invité un serviteur du diable, les villageois n'allèrent plus se coucher sans avoir soigneusement barricadé leurs portes et leurs fenêtres avec des planches. Cet homme avait sûrement été une sorte de sorcier, ou de prêtre plein, qui initia Elizabeth Báthory à certaines pratiques magiques. Car elle ne faisait pas mystère de ses fréquentations auprès des mages, des sorcières et autres personnages, toujours féminins, qui officiaient dans les forêts, à l'abri des regards indiscrets.

Le plus étrange fut que, depuis cette fameuse visite, la comtesse changea de comportement... en effet, durant plusieurs semaines, Elizabeth Báthory ne sortit pas de chez elle et semblait s'être retirée du monde. À son procès, des paysans témoignèrent que pourtant, durant cette période, ils la virent avec une autre femme (une noble travestie), torturer à mort une malheureuse jeune fille. D'après leurs dires, la façon dont elles la battaient était d'une violence inouïe. Premier changement : la comtesse était devenue très violente...


Férencz Nàdasdy mourut en 1604.

Devenue veuve, Elisabeth Báthory semble n'avoir rien changé à son mode de vie. Les tortures qu'elle infligeait à ses servantes, elle les pratiquait depuis longtemps et son mari le savait parfaitement, considérant celles-ci comme de simples amusements de la part de sa femme.

L'un des témoignages du procès est catégorique : à la question de savoir depuis combien de temps la comtesse maltraitait les jeunes filles, un témoin répondit : « Elle commença quand son mari était encore en vie, mais alors ne les tuait pas. Le comte le savait et ne s'en souciait guère. »


On raconte une curieuse anecdote sur la naissance de la fascination d'Elizabeth Báthory pour le sang qui coule : un jour qu'elle avait frappé une servante assez violemment pour la faire saigner du nez, parce qu'elle lui avait tiré les cheveux en la peignant, un peu du sang de la jeune fille tomba sur son poignet ; un peu plus tard, la comtesse crut remarquer que la peau de l'endroit où était tombé le sang était devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante ; intriguée, elle se baigna le visage avec le sang d'une des victimes de ses orgies : son visage lui sembla rajeuni et revivifié par le traitement.

Le souci primordial d'Elizabeth Báthory, depuis son plus jeune âge, avait été sa beauté : elle avait une peur atroce de vieillir et de s'enlaidir. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle imagina pouvoir indéfiniment préserver sa beauté grâce à du sang frais de jeunes filles, de préférence vierges, donc revêtues de cette aura magique que confère la virginité. « Le sang, c'est la vie ! » mais pour Elizabeth Báthory, la vie, c'était la beauté et la jeunesse.

Elizabeth Báthory passait son temps au château de Csejthe, faisant également de fréquents séjours à Presbourg et surtout dans la demeure qu'elle avait acquise à Vienne, non loin de la cathédrale, demeure qui semble avoir été marquée aussi par de sanglantes orgies.

Une équipe de sorcières

À Csejthe comme ailleurs, Elizabeth Báthory était toujours accompagnée de sa nourrice Jo Ilona et de sa servante Dorottya Szentes, dite Dorko, deux femmes probablement spectatrices d'une de ces mystérieuses cohortes de sorcières avorteuses qui pullulaient encore dans les campagnes de l'Europe centrale. Il semble qu'elles aient été les principales pourvoyeuses de "chair fraiche" de la comtesse, en même temps que ses "agents d'exécution" quand il s'agissait de frapper, de saigner, puis d'enterrer les malheureuses victimes.

Autour de ce duo infernal, il y avait un homme à tout faire, Ujvari Jano, dit Ficzko et une lavandière, Katalin Beniezky. Elizabeth Báthory vivait au milieu de cette troupe entièrement vouée à son service et à la satisfaction de ses instincts.

Un autre personnage vint bientôt compléter la sinistre troupe : une certaine Darvulia Anna. Il apparaît que Darvulia était une sorcière de la meilleure tradition, une magicienne noire qui connaissait des formules et des incantations sataniques et qui n'hésitait pas à procéder à des sacrifices humains pour obtenir l'aide des puissances démoniaques. Sans doute Darvulia Anna sut-elle convaincre Elizabeth Bathory, déjà quadragénaire mais toujours très belle, qu'elle connaissait les recettes infaillibles pour prolonger indéfiniment cette beauté.

Les « vaches à sang » de la comtesse

Il y avait aussi le personnel « volant », de belles jeunes filles dont Elizabeth Báthory faisait ses servantes, et parfois ses concubines, du moins tant qu'elle y trouvait une certaine nouveauté. Car ces « servantes » disparaissaient les unes après les autres, et il fallait bien que le « personnel permanent » se chargeât de renouveler un cheptel qui devait être toujours jeune et beau.

On prétend même que Elizabeth Báthory veillait à ce que ces jeunes filles retenues prisonnières fussent bien nourries et engraissées, car elle croyait que plus elles étaient dodues, plus elles avaient de sang dans les veines, et que plus elles étaient bien portantes, plus la vertu de leur sang était efficace. Plus que jamais, le sang des vierges était à ses yeux un « élixir de jouvence » : Elizabeth Báthory croyait-elle pouvoir échapper au vieillissement et à la mort, et gagner ainsi une éternelle jeunesse ? Il semble qu'il faille prendre très au sérieux cette conviction.

Les plus belles filles de Transylvanie et de Hongrie, lorsqu'elles étaient repérées par les émissaires d'Elizabeth Báthory, prenaient le chemin du château de Csejthe. Tous les moyens étaient bons : menaces, intimidation, promesses d'argent, achat pur et simple dans certaines familles pauvres. Mais la plupart d'entre elles ne ressortaient jamais plus de la sinistre forteresse.

Supplices

On a probablement fort exagéré les récits concernant les supplices infligés à ces innocentes jeunes filles par Elizabeth Báthory et ses âmes damnées. Mais il en est de suffisamment établis pour se faire une idée de l'atmosphère malsaine et macabre qui régnait dans les souterrains du château de Csejthe.

Les jeunes filles étaient frappées avec violence. Certaines avaient le cou percé. D'autres étaient liées avec des cordes qu'on tordait ensuite afin qu'elles pussent s'enfoncer dans les chairs, ce qui permettait de leur ouvrir les veines et de faire jaillir le sang sur la comtesse.

On prétend même que ses âmes damnées remplissaient parfois des baignoires de sang et qu'Elizabeth Báthory s'y baignait avec ravissement ; mais comme sa peau délicate ne supportait pas d'être essuyée avec des serviettes, d'autres filles devaient la débarrasser du sang en lui léchant tout le corps avec leur langue. Celles qui, ne supportant pas une telle horreur, s'évanouissaient, étaient sévèrement châtiées avant de servir de victimes à leur tour.


Rumeurs et enquête

Malgré les précautions infinies prises par Erzébeth et ses complices, certaines personnes commencèrent à murmurer. Erszebeth renouvelait sans cesse le personnel de son château, c'est-à-dire des jeunes paysannes que son serviteur Ficzko emmenait, soit de force, soit en amadouant leurs parents avec de belles robes, et la promesse d'une vie meilleure aux côtés de la Comtesse. Seulement, au bout d'un certain temps, les familles de ces jeunes filles se demandaient ce que devenaient leurs enfants, car aucune nouvelle ne leur parvenait, et ce fut le déclencheur des premiers doutes au sujet de ce que pouvait mijoter la Comtesse. Des rumeurs parvinrent jusqu'à la cour de Vienne et les autorités ecclésiastiques, sentant qu'il y avait sans doute des pratiques relevant de l'hérésie ou du paganisme, commencèrent à se livrer à de discrètes enquêtes.

Le roi Matthias II de Hongrie décida de prendre l'affaire en main. Convaincu, par certains témoignages, que l'héritière des Bathory était coupable de crimes de sang, il ordonna une enquête qu'il confia au gouverneur de la province, lui-même cousin d'Elizabeth.

Le gouverneur se rendit secrètement à Csejthe et s'informa auprès de certaines personnes de confiance, en particulier le pasteur Andras Berthoni qui avait rédigé un long mémoire dans lequel il accusait Erzébeth d'avoir fait mettre à mort neuf jeunes filles et de l'avoir contraint à les enterrer pendant la nuit. L'envoyé du roi Matthias fut très vite édifié, et, lorsqu'il eut fait son rapport, le roi ordonna l'arrestation de la comtesse Bathory et tous ses complices. Et cette tâche, il la confia à un autre cousin d'Erzébeth, son premier ministre le comte Gyorgy Thurzo, qui avait aussi été son amant.


Le 29 décembre 1610, à la tête d'une troupe armée et accompagné du curé de Csejthe et en présence des deux gendres d'Elizabeth, le comte Thurzo, le cousin d'Elizabeth pénétra dans le grand château au moment même où se déroulait l'une de ces orgies sanglantes.

Ils découvrirent plusieurs douzaines de jeunes filles, d'adolescentes et de jeunes femmes. Certaines étaient affaiblies, presque complètement vidées de leur sang ; d'autres, dans un état d'hébétude totale, étaient encore intactes : c'était le bétail réservé aux prochaines orgies. Par la suite, on exhuma une cinquantaine de cadavres de jeunes filles dans les cours, les dépendances du château et les sous sols.

Lorsque le comte Thurzo se présenta devant elle, elle ne songea pas un seul instant à nier l'évidence. Aux accusations que lui porta légalement son cousin, la comtesse s'enferma dans un mutisme hautain.


Le roi Matthias était décidé à aller jusqu'au bout ; Gyorgy Thurzo et les membres des familles Báthory et Nàdasdy également, même s'ils craignaient de supporter les conséquences d'un étalage public des turpitudes de la comtesse. Il devait y avoir procès mais on prendrait soin de n'y point faire paraître la principale inculpée. On se rabattit sur l'entourage immédiat d'Elizabeth.

Matthias était résolu à condamner la comtesse à mort, quels que fussent ses liens avec l'illustre famille des Báthory. Gyorgy Thurzo s'y opposa ; il estima qu'en dépit des crimes que la comtesse avait commis, il fallait songer à sa descendance, et il affirma : "Ce n'est pas parce qu'une branche est pourrie qu'il faut abattre tout l'arbre".

Les principaux complices, Jo Ilona, Ficzko, Dorko et Katalin Beniezky furent condamnés à la décapitation et exécutés.

Quant à Elizabeth Báthory, elle fut condamnée à être murée vive dans ses appartements privés du petit château de Csejthe : sous la surveillance des juges et du comte Thurzo, des maçons murèrent donc les fenêtres et les portes de ses appartements, laissant le miroir, et qu'une petite ouverture par laquelle on passerait tous les jours de l'eau et de la nourriture. Elle se laissa enfermer sans prononcer une parole.

Elizabeth Báthory mourut le 21 août 1614. Aux dires de ceux qui la virent dans son dernier sommeil, en dépit de son âge - très avancé pour l'époque - de cinquante-quatre ans, sa beauté était inaltérée.

Le château de Csejthe est resté maudit. Il est aujourd'hui en ruines et on le dit hanté par la comtesse sanglante, qui continuerait de commettre ses crimes. Ces croyances persistantes font qu'elle est souvent considérée comme un vampire et non comme une femme cruelle obsédée par la vieillesse.



source





Qu'en pensez vous?????

# Posté le vendredi 03 août 2007 09:10